Il était une fois une princesse, fiancée à un beau prince d’un pays lointain.
C’était un mariage arrangé, mais cela ne gêné pas notre princesse, elle désirait faire plaisir à ses parents,
surtout à sa mère qu’elle aimait tant.
La princesse était très proche d’une des servantes qui avait le même age qu’elle,
elles s’amusaient beaucoup ensemble, elles étaient inséparables.
Jusqu’au jour où le prince était annoncé, il venait pour chercher sa fiancée,
la ramener avec lui dans son pays lointain. La princesse était triste,
elle ne voulait pas se séparer de son amie fidèle,
donc elle demanda à sa mère si elle pouvait l’amener avec elle dans sa nouvelle demeure avec le prince.
Sa mère accepta, mais elle lui dit qu’il faudrait également demander à son père et à son fiancé.
Elle était heureuse, ravie même de ne pas être séparée de sa meilleure amie.
Mais le roi n’était pas vraiment favorable à cette idée, car il s’était mis en tête d’en faire sa courtisane,
une aussi belle servante ne pouvait lui échapper. Et le prince également,
ne trouvait pas cette proposition de bon augure, car les voyant ensemble, il se méfiait de la servante,
ou plutôt il ne se faisait pas réellement confiance à lui-même, de garantir de ne jamais vouloir la toucher elle.
Finalement cette idée lui plus, lui beau prince qu’il était,
pouvoir ramener à la fois une magnifique femme et une superbe servante du même coup,
que demander de plus pour un homme de sa grandeur et de son arrogance. Le roi dut accepter,
même si cela compromettait ses plans, mais le bonheur de sa fille était plus important que sa propre libido
et il avait trouvé une autre servante qui lui convenait tout aussi bien.
Et puis il reconnu le bon goût de son gendre en matière de femmes,
et se félicitait d’avoir pu réussir cette alliance avec le royaume des pays lointains.
Le prince, la princesse et la servante étaient en route vers le pays lointain.
La princesse ravie d’être avec son amie, le prince ravi d’avoir fait d’une pierre deux coups et
la servante ravie d’être avec sa maîtresse,
car elle aussi désirait au plus profond d’elle-même de pouvoir rester à jamais à ses cotés,
en plus grand secret évidemment. Arrivée au château, le père du prince,
beau père de la princesse était aux anges de voir la si belle promise et la mignonne servante qui l’accompagnait.
Il les accueillit à bras ouvert, peut-être trop ouvert vis-à-vis de la servante,
ce qui dérangea la princesse au plus haut point. Mais ne voulant pas décevoir ses parents et son futur mari,
elle ne dit rien, enfin pas au roi. Elle parla avec son amie, qu’elle devait se méfier du roi,
et même du prince malgré le fait qu’il soit désormais son nouveau maître.
Mais la servante ne voyait pas cela de cette œil,
elle ne considèrerait personne d’autre que la princesse en temps que maîtresse,
qu’il y ait mariage ou non. Cette dévotion était pure et magnifique,
et la princesse était extrêmement touchée par cette marque d’amour,
elle-même ressentant un profond amour pour sa chère amie, sa confidente, son amant ? Non pas jusque là,
même si l’idée lui traversa l’esprit un soir de pleine lune,
lorsqu’elles décidèrent de se baigner dans la fontaine du château de ses parents.
Pourquoi avoir eu cette pensée interdite pour cette fille,
cette servante finalement présente que pour faire ce qu’on lui demandait.
Non, elle était beaucoup plus que ça aux yeux de la princesse, et maintenant qu’elles étaient ensemble,
dans un lieu inconnu, la princesse s’en rendait compte,
mais ça ne la gêné pas plus que ça car au fond d’elle elle le savait déjà.
Le soir de la nuit de noce, la princesse et le prince se retrouvèrent au lit,
lui voulant lui arracher ses vêtements et la prendre, la posséder au plus profond d’elle-même,
de faire d’elle sa chose, sa femme, son amant ;
elle pensant à sa chère amie qui avait été courtisé toute la soirée par le père du prince,
réalisant qu’à ce moment même, elle pouvait être dans ses bras, cette simple idée la révulsait,
la rendait malade, non elle ne pouvait pas le tolérer. Mais elle ne pouvait pas bouger, son prince,
cet homme répugnant qui la caressait, l’embrassait, la maintenait fort,
la bloquait sur le lit et elle dut se résigner à lui donner son corps,
celui dont elle voulait offrir à son aimée, que ça ne soit qu’elle qui puisse y toucher.
Au moment où son bien le plus précieux fut pris par son nouvel époux, elle pleura de toutes ses larmes,
cette eau salée chaude coulait sur ses joues, son corps souillé. En même temps, dans un autre lit,
sa jeune amie, son amour vivait la même terreur qu’elle,
elle aussi fut souillée par quelqu’un qu’elle n’aimait pas, qu’elle méprisait à ce moment précis,
ce roi répugnant, sans cœur, coureur de jupon. Au milieu de la nuit,
lorsque leurs deux taureaux furent satisfaits et épuisés par leur fierté et leur libido,
elles se retrouvèrent dehors, près de la fontaine du château, celle-ci à l’écart de tout le monde,
un endroit parfait pour ne pas être aperçu. Là elles tombèrent chacune dans les bras de l’autres,
et vidèrent leur mal, leur parjure. Et sous ce ciel magnifiquement étoilé, elles s’avouèrent leur amour,
ce sentiment qui les habitait depuis toujours et leur donnait la force de survivre, elles s’embrassèrent,
s’embrasèrent dans la douceur de la nuit, et la fraîcheur de l’eau de la fontaine. Une nuit magique,
où elles promirent de ne jamais plus se séparer, et de ne laisser personne se mettre en travers d’elle,
alors enlacées, elles regardaient les étoiles ensemble, à travers l’eau de la fontaine, pour la dernière fois.
C’est ainsi qu’elles se donnèrent la mort, et disparurent dans le reflet de la lune.
Et dès lors, la fontaine ne laissait jaillir de l’eau que lors des pleines lunes,
et les amoureux qui buvaient de cette eau, se juraient un amoureux éternel.
Nos deux amoureuses choisir le chemin le plus court vers une paix éternel et un amour infini,
car elles savaient qu’elles ne pourraient pas supporter se voir touché par d’autres mains que les leurs
et qu’à un moment où un autre, elles seraient découvertes et séparées, et cette simple pensée était insoutenable.
La mort, la douce mort qu’elles ont eu les comblées au plus profond d’elles, à jamais réunis, à jamais amoureuse.
Le prince et le roi eurent beau chercher dans tous les recoins du château, dans tout le pays et même au-delà,
elles avaient disparu et ne reviendraient plus jamais, plus jamais pour eux.
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1 commentaire:
Beau compte! Toutes les princesses devraient etre lesbiennes! Des fois elles devraient pouvoir vivre ensemble!
C'est triste mais c'est beau... (je me répete!)
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